Sulco-Passion

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Bill Christie - 2003 (Partie 2)

A la fin de la semaine, on annonçait que le Président avait fuit le pays et la révolution était terminée. Les routes furent ouvertes. Le restant de la semaine, nous roulâmes au sud vers Camargo et Culpina, loin de la plupart des habitats de Sulcorebutia, bien que nous vîmes beaucoup de beaux cactus y compris les genres apparentés Weingartia et Cintia.


Nous atteignîmes Cuchu Ingenio vers 13h. La ville se situe à un croisement sur la route principale nord-sud et n’est pas beaucoup plus large que la rue principale avec quelques cafés, maisons et stations d’essence. Nous trouvâmes un café ouvert qui nous offrit un bol de soupe pour le lunch. Juste en dehors de la ville (BB 1184, 3770m), nous nous arrêtâmes pour regarder les cactus dans une zone de terre rocailleuse, gris-noir, qui, à distance, ressemblait aux terrils autour des mines en Ecosse. Le ciel était couvert, rendant la scène encore plus lugubre. Toutefois, les cactus étaient merveilleux et nous comptâmes 10 espèces sur une surface de 50 m
2, y compris Weingartia westii


Juste au nord de Vilamani (BB1197 at 3550 m), nous nous arrêtâmes pour un peu de repos et longeant une ravine creusée par l’écoulement des eaux de pluie, nous trouvâmes plusieurs différentes espèces de cactus, y compris Weingartia lecoriensis, poussant tous dans un sol relativement profond. Apparemment, la ravine offrait un abri et plus d’eau que le coteau ouvert. Nous sentîmes quelques gouttes de pluie et le soleil était caché par des nuages.


En montant pour quitter la plaine au-delà de Alto Lecori, nous atteignîmes une zone rocailleuse plate où beaucoup de plantes globuleuses étaient en évidence (BB1198, 3465m). Il y avait eu récemment une forte averse, mais seules quelques gouttes tombaient encore. La plante la plus abondante était Weingartia lecoriensis – beaucoup étaient en fleur – poussant dans ce qui semblait être du gravier. La plupart des plantes étaient solitaires, mais quelques unes avaient 2 ou 3 têtes. Chaque tête faisait jusqu’à 12 cm de diam.

Juste après Padcoyo (BB 563, 3250m), nous quittâmes la voiture pour marcher jusqu’au col entre deux collines où Brian savait que Cintia knizei poussait. En chemin, nous rencontrâmes de nombreux petits W. lecoriensis et C. rossiana. Les Cintias étaient difficiles à trouver dans le sol rocailleux, la plupart ne faisant pas plus de 0,5 cm de diam., les plus grands faisant 1 cm. Au mieux, quelques tubercules sans aiguillons dépassaient de la surface des graviers compactés, et il fallait se mettre à quatre pattes pour les trouver. Il est manifestement difficile pour les plantes de développer leur racine pivotante distinctive dans ce substrat, et apparemment elles sont souvent déformées par la pression. Il faisait encore très sombre et couvert.


Nous passâmes la nuit à Camargo, puis les jours suivant, quittant San Pedro, en grimpant en zigzagant la colline (BB 062, 2550m) mile après mile, nous rencontrâmes d’innombrables Lobivia lateritia, certains faisant 30 cm de haut, et presque toujours à tige unique, Parodia roseoalba et de grands groupes de Weingartia cintiensis (jusque 30 cm de diam.) à longs aiguillons robustes. Seule cette espèce montrait occasionnellement ses petites fleurs jaunes typiques.


Nous rencontrâmes de nombreux autres beaux cactus - Rebutias, Lobivias, Parodias, Oreocereus, Cleistocactus – beaucoup en pleine floraison, mais nous ne rencontrâmes plus de Sulcorebutias jusqu’à pratiquement la fin de notre voyage. Après avoir quitté Sucre pour la dernière fois, direction  Ravelo sous de gros nuages, qui nous arrosèrent alors que nous grimpions le col de la montagne. Quand nous le dépassâmes pour descendre dans la vallée suivante, les nuages s’élevèrent lentement pour nous offrir un soleil éclatant jusqu’à la fin de l’après-midi. Notre premier arrêt au sommet de la passe suivante était une zone rocailleuse parmi des rochers de grès rouge (BB 1203, 3300 m), où nous découvrîmes à nouveau ce qui semblait être S. losenickyana, mais pas en fleur.


A l’arrêt suivant (BB 1204, 3650 m), nous trouvâmes de nouveau un Sulcorebutia sp., probablement encore S. losenickyana. La plupart des plantes avaient des fleurs rouge foncé, mais au moins l’une d’entre elles avait une fleur magenta. La plupart des plantes ne faisaient que 1 cm de diam., bien que nous en trouvâmes deux poussant dans de la mousse sur une plaque rocheuse qui étaient un peu plus grandes (environ 3 cm)


Toutes les photos de cette page © Bill Christie

Weingartia westii (en culture)

Weingartia westii BB 1184

Cintia Knizei (en culture)

Weingartia lecoriensis
(en culture)

S. vasqueziana v. losenickyana (en culture)

En continuant vers Culpina, nous montâmes une route secondaire vers une zone rocailleuse qui était la localité-type de Rebutia leucanthema, (BB 533, 3500m). A nouveau, nous trouvâmes de grands groupes de Weingartia cintiensis (jusque 30 cm de diam.) avec de longs aiguillons robustes. Seule cette espèce montrait occasionnellement ses petites fleurs jaunes typiques.

Dans l’obscurité grandissante de fin d’après-midi, nous atteignîmes la Quebrada Honda (BB 339, 3110m) où nous trouvâmes de nouveau W. lecoriensis    

 Weingartia lecoriensis BB 1197

 Weingartia lecoriensis BB 1198

 Cintia Knizei BB 563

Weingartia cintiensis BB 062

Weingartia cintiensis

S. vasqueziana v. losenickyana BB 1203

 Bill Christie taking photographs of his discoveries

S. sp. BB 1204 (vasqueziana v. losenickyana ?)

#Sulco