Sulco-Passion

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Bill Christie - 2001 (Partie 1)

Bolivie 2001


J’ai rencontré mon guide, Brian Bates, à l’aéroport de Santa Cruz le matin du 9 octobre 2001. Durant les 13 jours de ce voyage, nous avons couvert près de 3000 km presque entièrement sur des chemins de terre. Nous avons passé des cols à 4200m, traversé des rivières à gué et nous sommes enfoncés dans la jungle. A part quatre crevaisons, nous avons eu peu de problèmes. Au moins deux jours, nous avons roulé durant 8 heures sans voir un autre véhicule. De Santa Cruz, nous avons roulé vers l’ouest en direction de Cochabamba via Comarapa. Nous nous sommes ensuite dirigés vers le nord en direction de Independencia avant de prendre la direction du sud vers Clisa, Mizque, Aiquile et finalement Sucre. Après 2-3 jours autour de Sucre, nous nous sommes dirigés vers l’est en direction de Zudanez, et ensuite, via Pucara et Valle Grande retour vers Santa Cruz. Nous avons vu beaucoup de genres de cactus différents durant le voyage mais ici, je me concentre sur les Sulcorebutias et Weingartias. Je me dois de mentionner que nous avons rarement eu à nous éloigner de plus de 100m de la voiture pour voir les plantes dépeintes ici, mais il faut dire que j’avais un excellent guide.


Comme les Boliviens, notre journée commençait habituellement avant 6h. afin de maximaliser la période de lumière du jour. A 4 Km en dehors de Totora à 2775 m (BB249), nous avons trouvé une petite forme de S. oenantha (seulement 1 cm de large) poussant sur une zone rocheuse plate avec des xérophytes à petit développement. Les plantes sont difficiles à trouver quand elles ne sont pas en fleur comme c’était le cas à ce moment-là.

A 11 km de Totora à 2750m (BB250), sur un zone empierrée plate, similaire au site précédent, nous avons trouvé S. tiraquensis var. totorensis (S. lepida) poussant avec Echinopsis obrepanda (calorubra)

Près de Chulchungani à 3050m (BB370) sur une colline à la droite de la route se trouvait la localité-type de S. tiraquensis fma. bicolorispina. Les plantes à enracinement superficiel poussaient parmi des rochers de grès et beaucoup étaient en fleurs – certaines rouge clair et d’autres avec une teinte pourpre (magenta). Des plantes poussaient près de champs de pommes de terre et de nombreux cactus avaient été déterrés et laissés pour morts, probablement par les fermiers locaux. Néanmoins, ils poussaient entre les rochers où aucune culture ne serait jamais possible.

Un km ou deux plus loin, le long de la route (BB1058), nous avons remarqué un spectaculaire Trichocereus conaconensis en fleurs sur le flanc d’une gorge escarpée. Egalement poussant à cet endroit, sur le sol aplati au sommet de la falaise, se trouvaient de grandes plantes de Echinopsis calorubra. Sur le flanc opposé de la gorge, nous avons trouvé S. tiraquensis fa. bicolorispina, certains avec un aiguillon jaune, dans une zone herbeuse. Brian discuta avec un campesino et sa femme avec leur petit garçon (un de leurs 5 enfants) et un troupeau de 50 moutons. Ils nous dirent que les moutons ne touchaient pas aux cactus mais que les chèvres y avaient pris goût.


Un peu à l’ouest de Lopez Mendoza à 3250 m (BB1059), de grandes plantes de S. tiraquensis (une forme complètement typique) poussaient sur une pente douce rocheuse. Bon nombre de mes diapositives de ceci et des 2 jours suivants ont été perdues, car Fujifilm a perdu un film. Heureusement, j’utilisais 2 appareils photos.

La localité-type de S. tiraquensis fa. longiseta près de Rancho Zapata (23 Km à l’ouest de Monte Punco à 3180 m, BB369) est une formation rocheuse isolée pas très loin de la route, mais pour l’atteindre nous avons dû traverser une petite rivière à pieds. Les plantes poussaient dans des petites poches de terre ou de mousse à la surface d’un rocher, et bon nombre étaient en fleurs. Une ou deux étaient atypiques car elles poussaient dans l’ombre et avaient une pauvre spination.

S. steinbachii v. polymorpha poussait dans une étendue plate de terre rocailleuse d’environ 50 m de large entre la route et la gorge de la rivière (1 Km à l’est de Kairani à 2525 m, BB368). De l’autre côté de la route, le terrain était principalement cultivé. Une petite plante d’Echinopsis calorubra se remarque sur la droite d’une des photos.


Quelques km plus loin (à 3650 m d’altitude, BB1060) près de Toralapa, Brian « sentait des Sulcos ». Il se dirigea vers la droite, et pour ma part, je suivis une crête herbeuse vers la gauche, adjacente à une plantation d’eucalyptus. Pour une fois, mon odorat fut le plus développé car je trouvai des centaines de petites plantes (peu avaient plus de 1 cm de diamètre) retirées profondément dans le sol. Nous croyons maintenant qu’il s’agit d’une forme de S. steinbachii. Il faisait, là, très froid avec un vent mordant.

Trois jours plus tard nous étions sur la route de Cochabamba à Mizque et nous trouvâmes S. taratensis sur une colline rocheuse à 3365 m (BB1067), en dessous d’une plantation d’eucalyptus. Les plantes ont de grandes racines pivotantes et poussent dans des poches de sol profond parmi les rochers. Bien que certaines plantes aient un aspect différent, elles sont probablement de la même espèce.


A 3460 m (BB1068), nous trouvâmes une autre population de S. steinbachii. L’après-midi, à cette altitude, le temps était froid et couvert. Une population égarée de Puya raimondia poussait un peu plus loin ; c’est une espèce principalement péruvienne.

A 3180 m (BB1069) parmi les rochers du bord de la route, S. steinbachii v. australis. Les plantes étaient habituellement solitaires et de 6 cm de diamètre, mais pouvaient parfois avoir des rejets. Nous trouvâmes cette espèce partout où nous nous sommes arrêtés sur les 20-30 km de cette section de route, bien que nous soyons descendu de 1000m en altitude.

A 2190 m près de Mizque (BB1072), S. steinbachii v. australis de nouveau. Nous devions grimper un talus, traverser une épaisse haie de conifères, marcher dans un champ labouré et ensuite grimper sur un affleurement rocheux pour trouver les plantes. Là, chaque plante paraissait différente – allant d’aiguillons pectinés jusqu’à de longs aiguillons centraux jaunes.

Vous avez besoin d’une voiture solide pour voyager en Bolivie. Le jour suivant, nous traversâmes à gué par trois fois une rivière sur une route secondaire, pour finalement abandonner. Cette photo pourrait s’intituler « carwash bolivien ».

Il nous fallut alors quelques heures de conduite pour voir S. purpurea à sa localité-type, à 10 km de Chaguarani à 2960 m (BB357). Les plantes poussaient sur un coteau très exposé parmi les rochers et les herbes, juste au sommet de la passe. Elles doivent être résistantes.

Près de Chaguarani - S. cylindrica v crucensis à fleurs roses, à 2638 m (BB358), parmi les rochers le long d’une falaise de grès. Une forme à fleurs blanches est supposée pousser là également (HS44/44A) mais nous ne l’avons pas vue.


Ensuite, la forme à fleurs jaunes de S. cylindrica à la localité-type, à 5 km de Chaguarani à 2500 m (BB360). Pour atteindre ce point, nous avons dû marcher 200 m à travers une plantation d’eucalyptus vers une zone de roches de grès en pente douce. Ce jour-là, nous roulâmes 8 heures sans rencontrer un autre véhicule.


Toutes les photos de cette page © Bill Christie

S. sp. BB 1060  (S. steinbachii ?)

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